GogoCarto et Près de Chez Nous : « une pirogue dans nos archipels »

Publié par Maïa Dereva le

Depuis octobre 2017, l’équipe de la carte collaborative, écologique et solidaire « Près de Chez Nous » (un projet impulsé par « Les Colibris« ) utilise le chat des communs. Elle a vite été rejointe, dès janvier 2018, par celle de GogoCarto, le logiciel qui permet de fabriquer des cartes. Mais pourquoi utiliser ce chat plutôt que des outils internes ? Nous avons posé la question à Florian, qui est développeur chez Colibris mais aussi de YesWiki !

Florian : tout a commencé avec l’aventure Transiscope, le portail d’accès unique aux projets de la transition écologique et sociale. Depuis octobre 2016, l’équipe avait choisi d’utiliser le chat des communs pour discuter car les membres du projet provenaient de nombreuses associations différentes, et le chat permettait d’avoir un lieu de discussion neutre. Un des développeurs du projet, Sebastian, a contacté les Colibris pour leur proposer de transformer leur carte « Le marché citoyen », alors réalisée avec Google Map, en une carte basée sur le logiciel libre GogoCarto. C’est tout naturellement, et pour les mêmes raisons que l’équipe du nouveau projet Près de Chez Nous a rejoint le chat des communs, d’autant qu’à l’époque, nous ne disposions pas encore de ce genre d’outils.

C’est ce qui est très intéressant avec un outil « neutre » comme celui-là : il permet de travailler en « inter-orgas ». Colibris héberge la ferme de cartes de GogoCarto et dispose désormais de ses outils de communication, mais nous sommes restés sur le chat des communs pour préserver la diversité et la neutralité. Il y a donc trois types de canaux :

  • les développeurs de Transiscope,
  • un canal Près de Chez Nous, au service des bénévoles et de la modération de la carte,
  • les développeurs de GogoCarto (même s’ils dialoguent plutôt sur leurs outils dédiés comme Github) et le support, avec notamment un bot qui vient poster automatiquement les alertes de notre wiki dans le chat.

L’autre intérêt d’utiliser ce chat, c’est qu’il constitue une porte d’entrée dans l’archipel des communs. On arrive dans un canal pour un besoin précis, mais on a aussi accès à tous les autres canaux publics de tout un tas d’autres projets intéressants. Je trouve que ça pousse à la coopération, et à la mutualisation des moyens.

Pour moi, le chat des communs est un peu comme une pirogue qui soutient l’archipélisation des différentes communautés. Et je n’hésiterai pas à le conseiller !

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